BILLETS D’HUMEUR

L’écrivain numérique

Internet, les réseaux sociaux, le numérique influent sur le travail de l’écrivain, il y a peu de doutes là-dessus. Mais comment ? Jusqu’à quel point ? Constituent-ils une aide ou un défi pour l’auteur dans la vie de tous les jours ? Au fond, notre métier a-t-il vraiment changé avec les réseaux sociaux?

L’auteur et la traduction

J’ai souvent pensé que les auteurs devaient se sentir à la fois fiers et perplexes devant la traduction de leurs ouvrages. J’avais raison, en tout cas en ce qui me concerne. Devant la traduction coréenne de mon album Papa, maman, nos livres et moi, je ressens un soupçon de fierté, beaucoup d’inquiétude et une étrange distanciation.

Le fonds de commerce de l’auteur

Depuis l’annonce de la faillite des éditions la courte échelle, il y a une douzaine de jours, je suis sous le choc. À vrai dire, cette faillite ne m’a pas surprise. Je sentais bien que l’affaire était mal gérée. Quand un éditeur vous doit deux cents dollars et qu’il vous demande s’il peut vous régler cela en deux versements, on comprend sans autre que les liquidités sont à sec, si j’ose dire. Tout, de même, voir tomber ce fleuron de l’édition québécoise fait peine à voir.

JOURNAL 2014.06.03 – Artiste, dites-vous ?

On écrit parce que c’est ainsi. On l’a toujours fait. Déjà, sachant à peine former les lettres, on s’isolait dans sa chambre pour en faire des mots, des phrases, des pages de journal, des poèmes. Puis on a continué par habitude. De même chante-t-on, joue-t-on du piano ou de la guitare, du pinceau ou du ciseau, sans doute aidé au départ par un contexte familial. Notre art nous définit, en même temps qu’il ne dit pas tout de nous, puisque nous avons, la plupart du temps, dû choisir aussi un autre métier pour vivre. On ne vit pas de son art, du moins pas avant très longtemps. Et puis, il y a la famille, les enfants… On écrit, donc, sans trop se poser de questions. La plume ou le clavier sont comme l’air qu’on respire.

Je l’aimais (À propos du décès de Doris Lessing)

J’ai rédigé ce matin ce commentaire en ligne sur le site du quotidien Le Devoir. Il a été publié à la suite de l’article (réservé aux abonnés, sauf erreur) d’Odile Tremblay sur Doris Lessing.

Je l’aimais.

Je l’aime encore, bien sûr, la mort n’efface pas l’amour. Au contraire.

Je l’aimais pour le chemin qu’elle ouvrait dans la nuit de ma vie de jeune femme, avec ses mots comme des faucilles dégageant un chemin dans les terres sauvages.

Pour une éducation des sentiments

Commentaire publié dans Le Devoir du 29 octobre 2013, en réaction à la parution d’une suggestion de lecture de la rédaction: «Cette semaine, un extrait du dernier numéro d’Argument (vol. 16 no 1, voir revueargument.ca), qui présente un dossier intitulé « L’Éducation des sentiments », autrement dit comment la littérature ainsi que la philosophie et l’art lyrique peuvent servir à éduquer les sentiments.»

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