BIOGRAPHIE

Danielle Marcotte

Photo © Bertrand Carrière

La lectrice

On dit que je suis née en avril 1950, mais je n’ai vraiment commencé à respirer que le jour où j’ai su lire. Je me suis incrustée dans les bibliothèques de Montréal et de Laval, puis dans celles du cégep de Sainte-Thérèse et de la faculté de Lettres de l’Université de Montréal. Après mes études, j’ai vécu un an à Boma (Zaïre – République démocratique du Congo), où il n’y avait pas de bibliothèque, mais une papeterie qui tenait quelques livres. J’ai lu trois fois Autant en emporte le vent, cette année-là. Au retour, installée dans les Basses-Laurentides (puis à Montréal et à Laval), j’ai délaissé la bibliothèque pour la librairie. J’avais pris goût à souligner des passages et à annoter mes livres. Quand, dans la jeune cinquantaine, je me suis envolée pour la Suisse romande — une région du monde qui fourmille d’amoureux de la littérature — , j’emportais avec moi 90 cartons lourds de livres. Il y en avait davantage à mon retour, sept années plus tard.

Depuis, j’ai fait mon nid à Longueuil. Je lis au milieu des arbres, entourée de cardinaux, de cerfs de Virginie, à proximité de nombreuses bibliothèques et librairies, dans une ville qui compte même son propre Conseil des Arts ! Désormais, j’élague mes bibliothèques une fois par année. Je ne conserve que les ouvrages qui ont marqué mon parcours et ceux qui accompagnent mon présent.

L’auteure

Je suis devenue écrivaine à huit ans. Dans ma tête, évidemment. À cet âge, j’ai découvert Les trois cheveux d’or du diable, un conte des frères Grimm. Cette lecture choc m’a convaincue d’écrire à mon tour. Je n’ai jamais changé d’idée depuis. C’est pourquoi j’ai fait des études en Lettres au cégep et à l’université. Vingt ans plus tard, je suis retournée aux études pour obtenir une maîtrise en sciences de l’éducation (andragogie).

Tout en élevant quatre enfants, j’ai continué d’écrire, sans jamais m’éloigner du livre et de la lecture. J’ai travaillé en relations de presse (éditions Quinze, Ovale, Magazine littéraire), tâté du journalisme (Châtelaine, Vivre, Les Affaires, Livre d’ici), exploré le métier de libraire (Flammarion), tenu des chroniques littéraires (télévision de Radio-Canada), pratiqué l’enseignement aux adultes (collège de Bois-de-Boulogne), fait un soupçon de scénarisation (Radio-Canada), créé ou animé des entreprises culturelles (Édipresse, Vidéo 7e diffusion) et collaboré à la création de la maison d’édition Les 400 coups. De 2002 à 2009, le Service de l’enseignement du Canton du Jura (Suisse) m’a confié la charge de promouvoir la lecture à l’école. J’ai aussi présidé dans ce canton une association dédiée à cette cause (Association pour la promotion de la lecture) et participé à la création et à la diffusion d’expositions interactives sur ce thème. Chantal Calpe, dans la revue Jura Pluriel (désormais Jura l’original), Jacques Houriet et Georges Maillard, journalistes au Quotidien jurassien, ont consacré à mon travail dans le Jura suisse des articles qui compléteront ce portrait.

Je me consacre désormais à l’écriture, et à quelques activités connexes. Ainsi ai-je siégé au conseil d’administration de Culture Montérégie, à titre de secrétaire, et collaboré à l’Association des auteurs de la Montérégie. J’ai coordonné le projet Lire en famille, réalisé en collaboration avec le réseau des bibliothèques de la ville de Longueuil. Il m’arrive également de participer à différents jurys.