Tous les fils du roman ne sont pas encore reliés. La preuve, je bloque souvent dans l’écriture. Il y a des trous grands comme des précipices, et j’ai tout intérêt à ouvrir les yeux en avançant, sinon je vais tomber dedans.

Soudain, un message apparaît à l’écran : « La batterie fonctionne maintenant sur sa réserve. Veuillez enregistrer votre travail.» Mon ordinateur est pourtant branché. Vrai, mais le témoin lumineux est éteint, signe que le courant ne passe pas. Bouffée d’angoisse. Qu’est-ce que c’est que ça ? J’enregistre tout, j’éteins rapidement afin de ne pas épuiser le maigre 5 % d’énergie restante, et je me mets à examiner mon appareil dans tous les sens. Pourvu que ça ne soit que le cordon d’alimentation !

J’ai rencontré hier soir les membres du club de lecture de la bibliothèque Raymond-Lévesque. Elles sont une vingtaine, des femmes, à se rencontrer tous les premiers mercredis du mois pour échanger sur leurs lectures. Le club fonctionne depuis 16 ans. Certaines sont membres depuis le tout début. Admirable, non ?

C’est Pâques. Il est 11h20. Alors que la majorité des gens est en train de préparer ou de partager le brunch familial, je suis retirée dans une maison de campagne à Eastman avec mon compagnon. Nous avons dormi tard, déjeuné raisonnablement et, tandis que Jean regarde une émission de télé « de gars », j’ai installé mon MacBook Air sur la table à dîner dans le solarium. Ça fond dehors. La neige glissant du toit a décroché un arrêt de neige ce matin.