Le Conseil montérégien de la culture et des communications (CMCC) propose aux artistes des formations sur mesure. Grâce à ce programme, je bénéficie depuis le début du mois d’octobre d’un accompagnement individuel pour m’aider à retrouver mon aiguille dans la botte de foin qu’est devenu ce roman se trouvant sur ma table de travail depuis trop longtemps déjà.

Dominique m’écrit :

Tu as écrit, jusqu’ici, soit l’après soit l’avant du cœur de ton histoire. Quel est ce cœur?

Je retiens du Jardin japonais une phrase magnifique qui m’est allée droit au cœur : « Tu m’as lâchée! » J’aimerais que tu écrives à partir de cette phrase. En explorant l’écriture par fragments, sans soucis de continuité temporelle.

Je décide de travailler à la main, dans mon carnet de notes Deuil. Peut-être les idées monteront-elles plus spontanément?

Résumer son histoire en 100 mots demande du travail. Voici les différentes versions de celui que j’ai réussi à produire pour la demande de subvention à la formation. Chaque fois, je mets en gras les modifications par rapport à la version précédente.

Journée lumineuse. Les stratus couvrent en partie le ciel, mais des trouées importantes permettent ce jaillissement de lumière dans le jardin, à tel point que je suis étonnée, en levant les yeux, de remarquer que le ciel est couvert. J’allais écrire que je suis comme ce jardin, entre ombre et lumière. Pourtant, la phrase qui monte est : « Je suis un jardin qui tousse. » Je la note, pour mémoire, pour son incongruité. J’y reviendrai peut-être.