Entrées par Danielle Marcotte

J’ouvre mon atelier d’auteure

Quel rapport entre mes textes et cette tête en terre, modelée exprès par Stéphane Poulin ? Le dimanche 28 septembre, durant les Journées de la Culture, le Conseil des arts de Longueuil m’invite à ouvrir mon « atelier d’auteure » : carnets de note, manuscrits, commentaires d’éditeurs, albums aux diverses étapes de la production, etc. Je vous révèle les petits secrets qui se cachent derrière mes livres et m’entretiens avec vous. Venez ! Je vous dirai tout.

JOURNAL 2014.06.03 – Artiste, dites-vous ?

On écrit parce que c’est ainsi. On l’a toujours fait. Déjà, sachant à peine former les lettres, on s’isolait dans sa chambre pour en faire des mots, des phrases, des pages de journal, des poèmes. Puis on a continué par habitude. De même chante-t-on, joue-t-on du piano ou de la guitare, du pinceau ou du ciseau, sans doute aidé au départ par un contexte familial. Notre art nous définit, en même temps qu’il ne dit pas tout de nous, puisque nous avons, la plupart du temps, dû choisir aussi un autre métier pour vivre. On ne vit pas de son art, du moins pas avant très longtemps. Et puis, il y a la famille, les enfants… On écrit, donc, sans trop se poser de questions. La plume ou le clavier sont comme l’air qu’on respire.

JOURNAL 2014.02.12 – Je suis un jardin qui tousse

Journée lumineuse. Les stratus couvrent en partie le ciel, mais des trouées importantes permettent ce jaillissement de lumière dans le jardin, à tel point que je suis étonnée, en levant les yeux, de remarquer que le ciel est couvert. J’allais écrire que je suis comme ce jardin, entre ombre et lumière. Pourtant, la phrase qui monte est : « Je suis un jardin qui tousse. » Je la note, pour mémoire, pour son incongruité. J’y reviendrai peut-être.