JOURNAL 2013.03.20 – Tout cela est parti d’un mot : mensonge20 mars 2013

Et si je vous parlais de mon projet ?

Tout cela est parti d’un mot, en fait. Le mot « mensonge ». Non, ce n’est pas à cause de l’air du temps, ni parce que je suis influencée par la commission Charbonneau. Cette idée du mensonge, comme base de réflexion à un roman, me tourne dans la tête depuis des années. Sans doute parce que j’ai raconté un gros mensonge, quand j’avais huit ans, et que cela me tourmente encore aujourd’hui. Notre enfance nous quitte-t-elle jamais?

Mensonge, donc. C’est avec ce mot que je me suis retrouvée au bloc de départ. Dans un accompagnement avec Martin Mercier[1], j’ai exploré ce mot et retenu, parmi mes trouvailles et associations complètement diffuses, les mots « carpe » et « danseur ». Le lien ? La carpe vous glisse entre les doigts. Le danseur obéit à une chorégraphie très serrée, ou improvise, en fonction de figures maîtrisées. Voilà, c’est un point de départ.

Désireuse d’écrire un roman d’action, pour sortir de mes schémas habituels, je me lance donc sur la piste d’un homme de main, nommé la Carpe. Il travaille pour le Danseur, un homme d’affaires un peu mafieux, qui n’hésite pas à faire « danser » ceux qu’il veut faire parler. De fil en aiguille, je m’éloigne du monde mafieux : je n’ai aucune envie de m’imposer l’étude minutieuse du fonctionnement de la mafia pour rendre mon histoire crédible; ni de suivre en détail la commission Charbonneau. Ma seule ambition est d’écrire un roman divertissant, bourré d’actions, et de sortir de ma zone habituelle de confort.

Après des mois de travail, des impasses, des changements de direction, j’en arrive aujourd’hui à quelque chose comme :

À 26 ans, Colin Francoeur, que son ennemi surnomme la Carpe, travaille comme homme de confiance pour Sam Agostino. Celui-ci l’expédie en Italie, sous prétexte d’enquêter sur la mort suspecte de son fils Luigi, dont personne dans l’entourage de Sam ne connaissait jusque-là l’existence. Mais juste au moment où Sam presse Colin de partir, on lui tire dessus.

Quand Colin revient de mission une semaine plus tard, Sam repose entre la vie et la mort aux soins intensifs. Colin est convaincu que Sam va s’en sortir. Mais pas Pietro, le fils de Sam, qui voit dans l’hospitalisation de son père une excellente occasion de prouver à celui-ci qu’il est digne de confiance pour assurer la succession. Seulement, Pietro est une tête brûlée. Personne ne souhaite le voir à la tête de l’organisation de Sam.

Tout bientôt, je vous présente les personnages.

[1] http://www.creationscenique.org